Je cherche un matin l’harmonie perdue
Des cigales souillées des temps de pluie.
Le vent me cache la route sans l’ombre d’un ciel
Promenade des silhouettes.
« Mes dames! Cherchez-vous un poète »?

La bande continuait sa danse
Les tambours criaient pidim pidim pidim pap
Seule la mer suivait le rythme de nos reins
C’est bien ce jour. Le grand jour d’ Erzulie
Tout le monde prend la direction de la source
Chaque femme battue, cicatrisée, blessée, regardée et touchée y trouve son bain.

La source… elle nous regarde passer
Elle chuchote tout aux arbres et elle lave tout,
Nos peurs et nos sangs, nos maux et nos larmes.
Je n’ai jamais su qui de nous deux, ma sœur ou moi, est la plus écrasée à coups de féminité.
Nos yeux ne peuvent plus conter nos douleurs.
Il vient un jour où toutes nous danserons cette danse,
la danse des grand-mères.
Et les hommes et les femmes joueront aux tambours si fort que même les vagues en seraient jalouses.

Vanessa Jeudi

Auteur de l’article : admin

2 commentaires sur “

    Exare

    (mai 28, 2019 - 8:27 )

    C’est un texte extraordinaire. J’adore . Toutes mes félicitations Vanessa Jeudi.

    Jean-Andre Constant

    (mai 30, 2019 - 9:41 )

    Vanessa, ce texte peut bien servir d’incipit à un roman ou une nouvelle comme prétexte à une situation iniciale. C’est tellement beau ! Continue à y travailler. kenbe la.

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